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Présentation du Mécanisme spécial de dons en faveur des populations locales

Au vu de ses potentialités et des acquis de la phase de la préparation au mécanisme REDD+, la Côte d’Ivoire a été admise en mai 2015 à l’issue d’un processus compétitif, comme pays-pilote du Programme d’Investissement Forestier (PIF). Le PIF est un programme mis en place par le Fonds d’Investissement Climatique (FIC) pour apporter des financements aux opérations REDD des pays en développement.

Il s’articule autour de deux volets : un volet en direction de l’Etat qui développera des projets à partir d’un plan stratégique validé en juin 2016 (lien du document validé du plan d’investissement) et un second volet porté par les communautés locales, dénommé mécanisme spécial de don (DGM).

Le DGM est une initiative mondiale, conçue et développée au sein du PIF comme un guichet spécial de subventions. Il soutient la participation pleine et effective des populations locales qui dépendent des forêts,  à l’effort de réduction de la déforestation et de la dégradation des forêts (REDD).

La Côte d’Ivoire, tout comme 13 autres pays, bénéficie de l’appui du DGM pour mettre en œuvre des projets concrets de gestion durable des forêts avec le soutien des partenaires techniques et financiers notamment la Banque mondiale (Bm).

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DGM, opportunité pour l’implication des communautés locales dans la restauration de la couverture forestière du pays.

Les forêts de Côte d’Ivoire offrent un potentiel énorme et une richesse en matière de biodiversité. Cependant, le pays présente l’un des taux de déforestation les plus élevés en Afrique subsaharienne.

De manière générale, l’implication limitée des communautés dans la gouvernance forestière est l’une des causes reconnues de la déforestation. De même que l’absence de mécanisme d’incitation financière des populations pour la préservation des arbres dans les plantations et la création de forêts.

Afin d’adresser ces questions, le pays compte développer à travers l’initiative DGM, une approche de cogestion qui habiliterait les communautés locales à jouer un rôle actif dans la gestion des forêts ivoiriennes; ce qui permettra d’atteindre plus efficacement les résultats à la fois de restauration du couvert forestier et de lutte contre la pauvreté.

Pour atteindre cet objectif, le programme s’articule autour de deux composantes :

  • Une composante nationale qui apporte un appui et une assistance technique directement aux organisations de terrain des populations locales dans les zones ciblées. Les interventions financées favorisent une gestion forestière durable et des modes de vie traditionnels qui contribuent à l’adaptation aux changements climatiques et à leur atténuation, et à la sécurisation des droits fonciers.
  • Une composante internationale pour l’échange de connaissances, le renforcement des capacités, des réseaux et des partenariats entre les organisations de populations locales dans les pays pilotes.

 


Zone d’intervention et populations cibles

Dans le souci de mutualiser les efforts et développer des complémentarités avec le PIF, pour cette 1ere phase, les zones cibles du DGM seront prioritairement orientées dans les 10 Régions retenues pour l’intervention du PIF à savoir :

  • la zone Sud-Ouest qui compte cinq régions administratives (San-Pedro, Gboklè, Guémon, Cavally et Nawa) ;
  • la zone Centre qui compte cinq régions administratives (Gbèkè, Bélier, Iffou, Moronou et N’Zi).

Les principales bénéficiaires de cette initiative sont les communautés locales des zones cibles du programme dont les moyens de subsistances dépendent des forêts. Ces communautés sont composées de trois catégories différentes : (i) autochtones originaires de la zone, (ii) allochtones immigrants ivoiriens et (iii) allochtones non-ivoiriens.

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Niveau d’avancement de la Côte d’Ivoire

La Côte d’Ivoire est présentement à la phase de préparation qui aboutira à la mise en place du cadre de gouvernance du DGM. Celle-ci doit se faire au travers d’un processus transparent, participatif, impliquant le plus largement possible les communautés locales à la base afin d’aboutir à la mise en place d’un cadre de gouvernance légitime, consensuel et reconnu de tous.

A cet effet, des consultations ont été entamées au niveau local dans le but d’informer et mobiliser des acteurs locaux dont les populations rurales, les ONG, les associations de jeunes et de femmes œuvrant dans la protection de l’environnement en milieu rural sur le DGM. Ces rencontres qui ont vu la participation de plus de 1300 personnes, ont permis d’explorer les éventuelles possibilités pour la mise en place de comités DGM.