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COTE D’IVOIRE : Le secteur minier s’inscrit davantage dans les principes du développement durable – Agence Nationale De l’Environnement (ANDE)

COTE D’IVOIRE : Le secteur minier s’inscrit davantage dans les principes du développement durable – Agence Nationale De l’Environnement (ANDE)

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COTE D’IVOIRE : Le secteur minier s’inscrit davantage dans les principes du développement durable – Agence Nationale De l’Environnement (ANDE)

Abidjan le 08 Février 2019 – Clôture ce Vendredi 08 Février 2019 à Abidjan d’un atelier de formation de 3 jours relatif à la gouvernance environnementale et sociale du secteur minier, organisé par l’Agence Nationale de l’Environnement (ANDE) en collaboration avec le Secrétariat Exécutif Permanent de la REDD+ et avec l’appui financier de la Banque mondiale. L’objectif est de former les structures membres de la commission interministérielle d’examen des rapports d’évaluation environnementale et sociale, des directions et structures sous tutelle du Ministère de l’Environnement et du Développement Durable, les Ministères techniques dont en particulier le Ministère des Mines et de la Géologie, les représentants de collectivités territoriales et d’autorités coutumières, les opérateurs privés dont en particulier ceux du secteur minier et les organisations de la société civile aux pratiques de sauvegardes environnementale et sociale et à la gestion durable du secteur minier.

« La Côte d’Ivoire dispose d’importantes ressources minérales dont l’or, le diamant, le cuivre, le cobalt, le coltan, le fer, le manganèse. Cependant, ce secteur est négativement impacté par plusieurs activités illicites d’exploitation et de pratiques portant atteinte à l’environnement biophysique et aux intérêts des populations » déplore le Ministre de l’Environnement et du Développement durable. Pr Joseph SEKA SEKA alerte : « les activités qui résultent de l’exploitation minière ne sont pas sans conséquence sur l’environnement et sur les populations riveraines des sites d’exploitation. »

Allant dans le même sens, la Directrice générale de l’Agence Nationale De l’Environnement (ANDE) déclare : « L’impact négatif du secteur minier sur l’environnement est grand ». Mme ACKO Sopi Madeleine d’indiquer que cet atelier permettra aux participants de « comprendre, afin de veiller à la bonne application de la notion de Gouvernance Environnementale et Sociale (GES) tant au niveau local, régional, national que mondial ». Ils pourront ainsi selon elle « s’imprégner des orientations et mécanismes de mise en œuvre des politiques publiques et de responsabilité sociétale des entreprises afin d’optimiser les impacts positifs des exploitations minières ».

Dressant un tableau de la gestion environnementale, sociale et sécuritaire du secteur minier en Côte d’Ivoire, le Responsable en charge de l’Environnement minier au Ministère des Mines et de la Géologie a énuméré les impacts négatifs de l’industrie extractive sur l’environnement et la population : déforestation, destruction et pollution du sol, de l’eau, production de déchets industriels, développement de maladies respiratoires et cutanées chez les orpailleurs pour non utilisation d’équipements de protection Individuelle, développement du VIH SIDA, infections sexuellement transmissibles et prostitution, insécurité (braquage, vols, agression à main armée), existence de conflits communautaires, d’où insécurité alimentaire, cession des terres par la population rurale, destruction du toit de la nappe phréatique, contamination de la nappe, disparition de la pêche. Pour pallier ces problèmes, M. Bakary OUATTARA a indiqué le besoin d’une meilleure maîtrise des aspects sécuritaires, des enjeux liés à la post fermeture des mines et carrières, des impacts environnementaux des industries extractives et de la bonne gouvernance environnementale et sociale du secteur minier.

L’orpaillage clandestin a fait perdre à l’Etat ivoirien 498 milliards de FCFA en 2016 a estimé la BCEAO selon le Président du Bureau Exécutif National du Groupement des Exploitants des Petites mines et Acheteurs de Côte d’Ivoire. Le Président du GPMA-CI d’ajouter que les résolutions de cet atelier devront mettre un accent particulier sur la transformation de l’exploitant minier artisanal et semi-industriel en acteur essentiel pour le maintien de l’environnement dans lequel il exerce. Pour cela, il faudra selon M. Zachary BAMBA, identifier les zones d’exploitation minière clandestine, réhabiliter ces zones une fois abandonnées par les exploitants clandestins, sensibiliser les communautés riveraines et susciter une prise de conscience au niveau administratif des différents acteurs concernés par l’exploitation minière artisanale.


 

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