29ᵉ Edition des réunions du fonds carbone (FCPF) : La Côte d’Ivoire met en lumière le projet « PRE » auprès des partenaires internationaux à Abidjan
Le lundi 27 janvier 2025, la Côte d’Ivoire a accueilli, la 29e édition des réunions du Fonds Carbone du Partenariat pour le Carbone Forestier (FCPF). Cet événement majeur, organisé en partenariat avec la Banque mondiale, se tient du 27 au 29 janvier 2025 à l’hôtel Radisson Blu à Abidjan et sera couronné d’une visite de terrain dans la région de San-Pédro, le 30 janvier 2025.
La cérémonie d’ouverture a rassemblé des personnalités de haut niveau, notamment le Ministre ivoirien de l’Environnement, du Développement Durable et de la Transition écologique, M. Konan Jacques ASSAHORE, le Représentant du Ministre des Finances et du Budget, M. Adama COULIBALY, ainsi que la Directrice des opérations de la Banque mondiale pour la Côte d’Ivoire, Mme Marie-Chantal UWANYILIGIRA. Étaient également présents des donateurs du Fonds Carbone, des observateurs des pays REDD+, des représentants des Nations unies, du secteur privé, de la société civile et des organisations de peuples autochtones.
Dans son discours d’ouverture, le Ministre de l’Environnement a souligné l’engagement constant de la Côte d’Ivoire dans le processus REDD+ depuis 2011, avec des initiatives visant à préserver et restaurer les forêts. Le Programme de Réduction des Émissions (PRE), évalué à 50 millions de dollars sur cinq ans, constitue une étape clé de cette dynamique, avec des activités comme le reboisement, l’agroforesterie et la conservation forestière dans les régions du sud-ouest, autour du Parc National de Taï.
Les efforts déployés dans le cadre du PRE ont déjà permis une réduction d’environ 7 millions de tonnes équivalent de CO2 entre 2020 et 2021. Pour la période 2022-2024, les estimations prévoient une réduction supplémentaire de 13 millions de tonnes équivalent de CO2, dépassant les objectifs contractuels de réductions de 10 millions de tonnes équivalent de CO2.
Ces résultats, salués par le Représentant du Ministre des Finances, témoignent de la capacité de la Côte d’Ivoire à devenir un acteur de premier plan sur les marchés du carbone. Le Ministre ASSAHORE a également insisté sur l’importance d’un mécanisme de gouvernance inclusif, impliquant les communautés locales et les petits producteurs agricoles, dont les efforts sont récompensés par des paiements carbone.
À ce jour, 508 bénéficiaires directs ont reçu des paiements par transfert mobile pour une valeur d’environ 60 millions de FCFA, tandis que 12 bénéficiaires indirects ont été payés par virement bancaire pour un montant de 5 milliards de FCFA. À terme, plus de 100 000 bénéficiaires recevront des paiements carbone pour un montant total estimé à 12,5 milliards de FCFA, renforçant les pratiques agricoles durables et la conservation des forêts.
Mme Marie-Chantal Uwanyiligira, Directrice des Opérations de la Banque mondiale, a salué les avancées de la Côte d’Ivoire en matière de lutte contre la déforestation. Elle a réaffirmé l’engagement des partenaires internationaux à soutenir les projets basés sur des résultats concrets. Elle a déclaré : « Protéger les forêts peut générer des financements conséquents pour des pays comme la Côte d’Ivoire. C’est une première que ces réunions se tiennent dans un pays bénéficiaire, et cela marque un tournant dans notre combat commun contre le changement climatique. »
Rappelons que le Fonds Carbone du Partenariat pour le Carbone Forestier (FCPF) est une initiative mondiale regroupant gouvernements, entreprises, société civile et organisations de peuples autochtones. Depuis sa création en 2008, il soutient les efforts REDD+ dans 47 pays participants, avec l’appui de 17 donateurs, pour un montant total de 1,3 milliard de dollars.
- Fonds de préparation (2008-2022) : Appui à la planification et aux stratégies REDD+ (472 millions de dollars).
- Fonds Carbone : Paiements basés sur des résultats concrets pour des réductions d’émissions vérifiées (900 millions de dollars).
Le FCPF continue de démontrer que des partenariats mondiaux solides et des mécanismes financiers innovants peuvent jouer un rôle décisif dans la lutte contre le changement climatique et la promotion du développement durable.










